Romance ≠ shojo ≠ rose

Romance ≠ shojo  ≠ rose, la preuve par 4 :
Les shonen [= mangas pour garçons] peuvent avoir du rose en couverture.
Les shonen (et aussi les seinen [= mangas pour jeunes adultes]) peuvent être des romances.
Les shojo [= mangas pour filles] peuvent être horrifiques...
Les shojo peuvent avoir des couvertures de toutes les couleurs.
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Assassination Classroom[c'est un shonen - Genre : action, humour]
Masamune-kun's Revenge [c'est un shonen -
Genre : comédie romantique]
Tomié [ce titre est un shojo, de même que La Femme Serpent - Genre : horreur]
Banana Fish [c'est un shojo - Genre : policier ]

Comment l'amalgame erroné entre romance, shojo et rose est-il entretenu ?
  • Un filtre rose est ajouté sur les couvertures de mangas shojo destinés aux filles et inversement, le rose est retiré sur les couvertures de mangas shonen destinés aux garçons.
Exemples : Next to you [shojo] et Memesis  [shonen]
Couvertures françaises VS Couvertures japonaises
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  • Les titres shojo où la romance est absente ou annexe sont recatégorisés en seinen voire shonen :

Exemples : Les enfants de la baleine ou Le Requiem du roi des roses issus de magazine shojo au Japon ont été mis dans des collections Seinen en France par leurs éditeurs.

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ou encore L'Agence de détectives Layton – Katrielle et les enquêtes mystérieuses passant de shojo au Japon à une collection Shonen en France.
Admirez au passage, comment le rose des cheveux des couvertures japonaises est devenu marron pour les couvertures françaises... 

 
La conséquence de l'amalgame entre romance/rose/shojo, c'est que les shonen/seinen comédies romantiques, en dépit de plans sexy sur les atouts fémininins des héroïnes, en deviennent des shojo. Du coup, la romance devient en quelque sorte interdite aux garçons Cf, mon article sur la question.
Dans le même mouvement, les titres à destination d'un public féminin deviennent limités à la romance, ce qui est faux dans les faits.
Ainsi, au Japon, les titres horrifiques sont généralement publiés dans des magazines shojo... Apparemment, l'horreur y serait jugé comme quelque chose de féminin. 
Je ne sais pas si c'est plus flatteur d'associer les femmes à l'horreur qu'à la romance, mais ça, c'est une autre histoire...